Pour accompagner son film Le Dernier Vol, le réalisateur Karim Dridi a eu la géniale intuition d’unir les frères Joubran aux trois français de Chkrrr (violon, violoncelle, programmation). Sur le lyrisme onirique, les grands espaces révélés par les instruments frottés, le trio d'ouds délivre la quintessence de son art, un nouveau mystère... Dans ces thèmes-trames élaborées par les Joubran, tissées d’improvisations sur images, respect et dialogue s’imposent comme maître-mots. Un équilibre subtil, sublimé au creux des rugosités, respirations, silences, où s’abîment fragments de lumière et relief des nuages. Avec un goût du drame loin de toute emphase, la force poétique de l’oeuvre jaillit alors dans la justesse de son interprétation.